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Voitures de l'association Triumph Club d'Alsace



La Restauration totale d’une MG. TD : une réussite absolue


(Interview du propriétaire, membre du TCA)

 

-TCA : Comment est né le projet de restauration d’une MG TD ?

 

-le propriétaire : Ce projet a pris corps par étapes successives. Tout d’abord j’ai vécu un échec cuisant dans la restauration d’une Jaguar MK II qui n’a pu aboutir pour diverses raisons, notamment du fait de la défaillance de  la personne chargée de la restauration de la carrosserie. Ensuite, j’ai participé à un rallye de régularité dans la région, dans sa 2ère édition avec une voiture contemporaine ; par la suite le règlement exigeait de rouler en voiture ancienne ; j’ai opté pour l’acquisition d’une voiture de collection fiable, à savoir une MGB GT, qui a été améliorée au fil du temps, au plan de la mécanique et à celui des finitions ; j’ai découvert, à cette occasion le plaisir de la restauration d’une voiture de collection et de mes dons insoupçonnés en matière de mécanique notamment.

 

Cette restauration réussie de la MGB GT a effacé en partie la déception qui est apparue à l’occasion de la tentative de restauration de la Jaguar MK II.

 

De là est née l’idée d’entreprendre une restauration intégrale ; j’ai  hésité entre une « Georges IRAT » et une MG TD, assez difficile à trouver à l’époque, au cours des années 2001 et 2002. J’ai finalement opté pour une MG TD, s’agissant d’une voiture plus facile à conduire, mais gardant néanmoins le « look » des véhicules d’avant guerre.  La difficulté pour trouver des pièces pour une « Georges IRAT » a également pesé dans ma décision.

 

Je me mets donc à la recherche d’une MG TD ; je finis par en repérer une chez un marchand ; elle était complète et saine, et je tenais à rouler avec ce véhicule avant la restauration. 

 

-TCA : est ce que la restauration d’un tel véhicule ne t’a pas fait peur ?

 

-le propriétaire : non, je n’ai éprouvé aucun sentiment de ce type, parce que ma motivation était très forte et que je pouvais disposer d’une documentation très abondante ; par ailleurs, la technologie de la mécanique est assez basique dans l’ensemble ; toutes les pièces sont disponibles ou presque ; enfin, il est plus facile de restaurer une voiture avec châssis qu’un véhicule monocoque.

 

-TCA : as tu rencontré de mauvaises surprises dans la restauration ?

 

-le propriétaire : quelques unes sont inévitablement apparues mais les travaux nécessaires pour y remédier ont été facilement réalisés ; cela m’a plutôt stimulé que contrarié ; par exemple la boite de vitesse avait  des problèmes de bruit et de verrouillage de la 3ème , cela a été un véritable plaisir d’ouvrir et de réparer cette boite de vitesse.

 

TCA : Combien de temps a duré la restauration ?

 

 -le propriétaire : la restauration a été effectuée en plusieurs phases :

 

- Après une révision  des organes de sécurité et une remise en route du moteur, j’ai tenu à évaluer correctement l’état général du véhicule en roulant pendant un certain temps avant le début d’un quelconque travail de restauration.

 

- avant de démonter le véhicule, j’ai réalisé des travaux « cosmétiques » pour qu’il soit présentable ; le véhicule est resté dans cet état pendant a à 5 ans pour des circonstances extérieures.

 

- la vraie restauration a été entreprise en 2010, au moment de mon départ en semi-retraite ; le véhicule a alors été totalement démonté et tous les éléments ont été restaurés sur une période de 2 ans ; il a fallu notamment refaire des éléments de l’ossature bois et de tolerie ; bien entendu, le moteur a été intégralement restauré et des améliorations de détail ont été effectuées (ex : filtre à air, fuites d’huile).

 

Il est difficile d’évaluer cette restauration complète ; le temps qui y a été consacré n’a pas été réellement compté mais il peut être estimé entre 500 et 800 heures de travail pour parvenir au résultat final.

 

-TCA : est ce que cette restauration t’a procuré une véritable satisfaction personnelle ?

 

-le Propriétaire : je suis pleinement heureux d’avoir réalisé cette restauration, ma satisfaction s’exprime sur 3 plans :

 

- j’ai réalisé le projet du début à la fin en parvenant à atteindre le niveau de qualité auquel j’aspirais. La restauration est le résultat de mon propre travail pour 90%, ce qui m’a permis d’effacer définitivement le « traumatisme » lié à l’échec de la Jaguar MK II.

 

- cette restauration m’a obligé, pour atteindre le degré de qualité souhaité à mettre en oeuvre des techniques qui ne m’étaient pas familières, dans le domaine de la sellerie, de la révision de la boite de vitesse ou de la rénovation du moteur qui est le fruit pour une grande partie de mon travail personnel.

 

- avec la satisfaction du résultat obtenu, j’éprouve un lien affectif très fort avec ce véhicule qui est totalement différent de celui que l’on peut ressentir par un simple achat.

 

En d’autres termes, c’est un bonheur total d’avoir réalisé en quelque sorte une « oeuvre personnelle ».

 

-TCA : pour conclure, le soin apporté à cette restauration aboutit à un véhicule qui est de meilleure qualité que ceux qui sortaient d’usine !

 

Personne ne peut rester insensible au charme incontestable et suranné de cette voiture, qui suscite une admiration générale, même chez ceux qui ne font pas partie de l’univers particulier des propriétaires de voitures de collection.                                                                     
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